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Martin Blais
Formation

Lili Wexu : de Montréal à Los Angeles, transmettre tout un métier

Il y a des personnes que l’on n’a jamais eues comme professeures, mais qui nous enseignent quand même. Lili Wexu en fait partie pour moi.

Je n’ai jamais suivi l’un de ses cours ni travaillé avec elle en coaching. Au fil des dernières années, nous avons toutefois échangé quelques fois sur les réseaux sociaux. Nous avons même eu, il y a quelques années, une conversation par Zoom autour des contenus qui pourraient être utiles aux acteurs. Je n’en garde pas un souvenir assez précis pour en reconstruire davantage le contexte — et je préfère le dire plutôt que de fabriquer de la netteté là où le temps a fait son travail.

L’essentiel de mon rapport à son enseignement s’est construit autrement : par ses publications, par plus d’une cinquantaine d’infolettres que j’ai conservées depuis 2023 et, surtout, par la lecture de sa série Get Clever About Voice Acting & Announcing. Cet article n’est donc pas le témoignage d’un élève qui aurait partagé sa salle de classe. C’est plutôt la trace d’un apprentissage réel, mais en grande partie à distance. Une façon de reconnaître ce qu’une artiste peut transmettre lorsqu’elle prend le temps de rendre son métier plus lisible pour les autres.

Et dans le cas de Lili, le métier est vaste. Il commence avec le jeu, passe par le microphone, l’acoustique et le montage, puis se prolonge jusque dans les tarifs, les contrats, la relation client, le marketing, le référencement et la construction patiente d’une carrière.

Une histoire qui commence à Montréal

Avant Los Angeles, il y a Montréal.

Lili l’écrit elle-même dans un article consacré à ses débuts en voice acting : tout a commencé ici, dans cette ville bilingue où le français et l’anglais se rencontrent sans toujours se comprendre parfaitement. Son profil professionnel sur Actors Access la décrit également comme originaire de Montréal et élevée dans cette ville.

À la fin des années 1990, une controverse radiophonique pousse Mix 96 à vouloir s’adresser davantage au public francophone. Lili, alors jeune comédienne bilingue, est appelée à traduire et à enregistrer des liners en français. Elle découvre le microphone, multiplie les prises et tombe amoureuse du processus. Le balado indépendant The Sound Off Podcast retrace lui aussi ces débuts montréalais et le rôle déterminant de Rob Wreford, animateur et artiste de voix qui la prend sous son aile.

Cette origine n’est pas un simple détail biographique agréable à glisser dans un portrait. Elle explique une partie de ce qu’elle est devenue. Son bilinguisme lui a ouvert des portes; son passage du Québec aux États-Unis lui a appris à naviguer entre plusieurs cultures professionnelles; et sa carrière l’a obligée à comprendre des systèmes très différents, de l’UDA et d’ACTRA jusqu’à SAG-AFTRA et au marché américain.

Son parcours s’est ensuite déployé en voix, au cinéma, à la télévision, en animation, en jeu vidéo et comme annonceuse lors d’événements d’envergure. On retrouve notamment à son CV Grey’s Anatomy, American Crime Story, Assassin’s Creed et les cérémonies des Jeux olympiques d’hiver de 2010. Mais ce qui m’intéresse le plus n’est pas l’accumulation des crédits. C’est ce qu’elle a fait de toute cette expérience.

Mentorée, puis passeuse de métier

Dans les remerciements de ses livres, Lili revient à Rob Wreford. Elle raconte qu’il lui a appris ce que signifiait être une artiste de voix indépendante, à une époque où l’information circulait moins facilement et où plusieurs aspects du métier s’apprenaient encore dans l’ombre d’un studio, par observation, par essais et par erreurs.

Des années plus tard, ses livres semblent prolonger ce geste de mentorat.

Un bon manuel ne remplace évidemment pas une rencontre humaine. Il peut toutefois devenir une sorte de mentor au ralenti : quelqu’un a pris le temps de nommer ce qu’il fait, de mettre de l’ordre dans son expérience, de signaler les pièges et de laisser au lecteur assez de repères pour avancer sans devoir tout découvrir seul.

Le premier volume est d’ailleurs dédié aux artistes de voix et aux annonceurs en devenir qui marchent souvent seuls dans la poursuite de leurs rêves. Cette idée traverse tout le projet Get Clever About VO. Lili n’essaie pas seulement d’enseigner comment interpréter un texte; elle réduit la quantité de choses que les artistes sont condamnés à apprendre à leurs dépens.

La première leçon : la voix n’est pas le point de départ

La phrase la plus importante de toute la série apparaît presque discrètement dans les remerciements du premier volume. Lili y crédite la comédienne et coach Jeannie Elias de lui avoir transmis la leçon fondamentale de sa carrière :

“Acting is the true foundation of all voice work.”

Le jeu est le véritable fondement de tout travail de voix.

— Lili Wexu, Get Clever About Voice Acting & Announcing, Part I: Becoming an Artist, 3e édition, 2023

Comme acteur ayant beaucoup travaillé par le corps — au théâtre, en mime corporel, en Butô, en improvisation et devant la caméra — cette idée me rejoint profondément. Une voix ne flotte pas dans le vide. Elle vient d’un corps, d’un souffle, d’un imaginaire, d’une histoire et d’une relation avec quelqu’un, même lorsque ce quelqu’un doit être inventé devant un microphone.

On peut avoir un timbre magnifique et ne rien raconter. On peut aussi avoir une voix moins spectaculaire, mais une pensée si précise, un besoin si clair et un point de vue si vivant que l’écoute devient immédiate.

C’est là que Lili déplace la question. Au lieu de demander : « Comment dois-je dire cette phrase? », elle nous ramène constamment vers une question plus féconde : « Pourquoi est-ce que je la dis? » À qui est-ce que je parle? Qu’est-ce que j’essaie d’obtenir? Pourquoi ce produit, cette idée ou cette histoire compte-t-il pour moi maintenant?

Cette distinction peut sembler simple. Elle ne l’est pas. Demander comment pousse facilement l’acteur à fabriquer un son, à imiter une publicité ou à démontrer une émotion. Demander pourquoi l’oblige à créer une circonstance, une relation et une conduite humaine.

Dans ses infolettres, Lili revient souvent à la différence entre une lecture performative et une lecture grounded. La première montre ce qu’elle veut produire. La seconde poursuit quelque chose. L’émotion n’est plus un résultat que l’on force; elle devient la conséquence d’une action.

Son ancienne élève Barb Lyon décrit très bien cette approche dans une longue entrevue publiée en 2026. Lili y explique qu’une lecture convaincante donne l’impression que les mots signifient réellement quelque chose pour la personne qui les prononce. Le texte n’est plus récité joliment : il est soutenu par une expérience, un point de vue ou une émotion.

Voilà peut-être la meilleure définition du « conversationnel », ce mot que l’on retrouve aujourd’hui dans presque toutes les directions de publicité. Il ne s’agit pas de parler plus mollement ni d’avaler les fins de phrases pour avoir l’air naturel. Il s’agit de penser réellement ce que l’on dit.

Lire le texte plutôt que deviner ce que veut le casting

Un autre apprentissage revient avec insistance dans les livres et les infolettres : le texte contient beaucoup plus d’informations que nous le croyons.

Lili propose de regrouper les idées, d’observer les changements d’énergie, de repérer les mots inhabituels, les répétitions, la ponctuation et les contradictions. Elle invite aussi l’acteur à se demander pourquoi l’auteur a construit le texte de cette façon et ce qu’il cherche réellement à provoquer chez le public.

Dans une infolettre récente, elle parle du spirit of the copy : le cœur du texte, cette idée centrale qui se révèle parfois dans les mots ou les concepts qui reviennent. J’aime beaucoup cette formulation. Elle ne réduit pas l’analyse à une opération intellectuelle. Elle cherche l’esprit qui traverse l’écriture.

Cela rejoint une conviction qui s’est renforcée au fil de mes propres formations : chercher à deviner « la bonne façon » de jouer une scène est souvent moins utile que de creuser ce qui est déjà là. Plus je travaille, moins je crois à l’idée d’une réponse unique cachée quelque part dans la tête du casting. Je préfère arriver avec une proposition construite, personnelle et suffisamment vivante pour pouvoir être déplacée.

Lili insiste d’ailleurs sur un point très concret : lorsque deux prises sont demandées, elles devraient offrir deux choix véritables. Pas la même lecture avec une légère variation de vitesse. Deux prises, deux possibilités.

L’artiste, la technicienne et l’entrepreneure

La grande force des trois volumes Voice Acting & Announcing est qu’ils ne découpent pas artificiellement le métier. Ils suivent plutôt la progression réelle de l’artiste de voix.

Il faut d’abord devenir interprète : se former, connaître son instrument, comprendre les auditions, apprendre à engager l’auditoire et envisager la carrière sur le long terme.

Il faut ensuite devenir technicien : aménager un espace, comprendre l’acoustique, choisir son matériel, enregistrer proprement, monter, nommer et livrer les fichiers, respecter les spécifications et protéger ses archives.

Enfin, il faut devenir entrepreneur : établir ses tarifs, comprendre les usages, facturer, rédiger des politiques, protéger ses droits, bâtir une marque, entretenir un site, faire connaître son travail et développer une entreprise qui ne repose pas entièrement sur l’arrivée de la prochaine audition.

Le deuxième volume accomplit quelque chose de précieux : il démystifie la technique sans la transformer en concours d’équipement.

“Handling audio is a very learnable skill and any problem you encounter is usually solvable.”

Le traitement de l’audio est une compétence qui s’apprend, et la plupart des problèmes ont une solution.

— Lili Wexu, Part II: Recording & Editing Voiceovers, 3e édition, 2023

Cette phrase me plaît parce qu’elle remet la technique à sa juste place. Elle n’est ni magique ni secondaire. Elle est un ensemble de compétences à acquérir et de processus à rendre fiables.

Mon autre métier, en aéronautique, me rend probablement particulièrement sensible à cet aspect de son enseignement. Dans un environnement technique, le talent ou la bonne volonté ne remplacent pas un processus clair. On documente, on vérifie, on sauvegarde, on livre selon des standards et on prévoit ce qui peut mal tourner. Un studio maison professionnel exige une version plus légère de cette même discipline.

Lili rappelle ainsi de conserver les fichiers, de faire des copies, de comprendre les formats et de préparer une séance avant que le client soit en ligne. Ces aspects ne sont pas les plus romantiques du métier, mais ils déterminent souvent si une personne agréable à écouter devient aussi une professionnelle agréable à engager.

Le business ne trahit pas l’art

Le troisième volume m’a peut-être encore davantage surpris. Il commence par le respect de soi, puis passe à l’éthique, aux tarifs, à la facturation, aux politiques, au marketing, aux démos, au site et au branding.

“No one has more interest in your business than you do.”

Personne ne s’intéressera davantage à votre entreprise que vous-même.

— Lili Wexu, Part III: Running Your Voiceover Business, 3e édition, 2023

Ce n’est pas une invitation à tout contrôler ni à se passer des agents. C’est un rappel d’autonomie. Une agente ou un agent peut ouvrir des portes, soumettre un profil et négocier des engagements. Personne d’autre ne peut cependant porter quotidiennement notre formation, notre positionnement, notre visibilité, notre relation avec les clients et la cohérence de nos choix.

Pour plusieurs artistes, les mots marketing, vente et branding provoquent encore un malaise. On craint de transformer quelque chose de vivant en produit. Cette crainte n’est pas absurde : une carrière peut facilement devenir une succession de stratégies qui finissent par assécher la raison pour laquelle on voulait jouer.

Mais l’absence de stratégie ne protège pas l’art. Elle le rend souvent plus dépendant.

Lili aborde le marketing comme une façon d’être trouvable et compréhensible. Quel problème puis-je résoudre? Dans quels types de projets suis-je crédible? Que racontent mes démos? Mon site parle-t-il la langue des personnes qui cherchent un talent comme moi? Est-ce que je dépends uniquement de mon agent ou est-ce que j’ai construit d’autres chemins vers le travail?

Elle parle de SEO, de prospection directe, de YouTube, de backlinks, de niches et d’annuaires. Certains de ces sujets peuvent sembler très éloignés du jeu. Pourtant, ils répondent tous à la même question : comment créer assez d’autonomie pour continuer à pratiquer son art?

Cette autonomie comprend aussi la capacité de dire non, de protéger l’utilisation de sa voix, de comprendre les clauses liées à l’intelligence artificielle, de demander l’usage et la durée d’une campagne, puis d’expliquer calmement à un client pourquoi ces informations influencent le tarif.

Une autre phrase du troisième volume résume bien cette responsabilité :

“Markets don’t determine value, people in those markets do.”

Les marchés ne déterminent pas la valeur; ce sont les personnes qui les composent qui le font.

— Lili Wexu, Part III: Running Your Voiceover Business, chapitre « Setting Rates », 2023

Tout ce que les écoles n’ont pas le temps d’enseigner

La série Get Clever About Acting in Los Angeles élargit encore cette vision. Lili raconte avoir commencé à rassembler ses connaissances après avoir rencontré une actrice canadienne arrivée à Los Angeles sans être suffisamment préparée à la réalité du marché.

Elle ne s’est donc pas contentée d’écrire sur les auditions. Elle a documenté le travail de l’acteur canadien à Los Angeles, les visas américains, le choix d’un avocat, les implications financières, l’installation, la banque, le crédit, la voiture, les assurances, le logement et le budget nécessaire pour établir une nouvelle base de vie.

Ce qui m’intéresse ici n’est pas de savoir si chaque acteur devrait partir pour Los Angeles. Ce serait absurde. C’est plutôt la conception du métier qui se révèle derrière ces guides : une carrière artistique n’existe jamais seule. Elle repose sur un écosystème juridique, financier, technique, humain et géographique.

Lili sait également reconnaître les limites de son expertise. Pour les questions d’immigration, par exemple, elle consulte des spécialistes et remercie une avocate pour sa contribution au guide. Cette rigueur est importante. Transmettre ne signifie pas prétendre tout savoir; cela signifie aussi savoir vers qui diriger les autres.

Un pont encore actif entre le Québec et Los Angeles

La boucle devient particulièrement belle lorsque l’on regarde ce que Lili fait aujourd’hui.

Une Montréalaise bilingue commence sa carrière dans une station de radio québécoise. Elle apprend le métier auprès d’un mentor, construit une carrière au Canada puis aux États-Unis, écrit des guides pour aider d’autres Canadiens à comprendre le marché américain et devient finalement une ressource pour les productions qui veulent travailler correctement avec le Québec.

À Los Angeles, elle offre aujourd’hui du coaching en dialecte canadien-français aux acteurs et aux productions. Elle propose également des services de casting canadien-français qui comprennent la recherche de talents authentiques, la coordination avec des agences québécoises, la consultation linguistique et la direction de séances d’enregistrement.

Elle ne représente donc pas seulement une réussite québécoise à l’étranger. Elle agit concrètement comme intermédiaire culturel et professionnel entre deux marchés.

À une époque où les accents sont parfois traités comme des accessoires et où l’on confond encore facilement français québécois, français international et français européen, ce rôle est loin d’être anecdotique. Une langue porte un rythme, une culture et une manière d’entrer en relation. L’authenticité ne consiste pas seulement à prononcer les mots correctement.

Une prof qui demeure élève

Ce qui me donne le plus confiance dans la démarche de Lili est peut-être le fait qu’elle continue elle-même à apprendre.

Ses infolettres racontent régulièrement son retour en classe, les ateliers suivis auprès de directeurs de casting, les livres qu’elle étudie, les techniques qu’elle teste et les ajustements qu’elle apporte lorsque le marché change. Dans son entrevue avec Barb Lyon, elle reconnaît que l’enseignement est lui-même une compétence qu’elle continue à développer. Pour expliquer ce qu’elle fait instinctivement, elle doit l’observer plus attentivement, le décomposer, l’essayer avec différents élèves, conserver ce qui fonctionne et retravailler le reste.

Cette humilité n’empêche pas l’expertise; elle la rend crédible.

“Real artists never stop learning.”

Les véritables artistes ne cessent jamais d’apprendre.

— Lili Wexu, Part I: Becoming an Artist, chapitre « Taking the Long View », 2023

Son rôle de formatrice dépasse d’ailleurs son propre écosystème. La National Association of Voice Actors conserve dans ses archives de classes communautaires une formation intitulée 9 Power Moves with Lili Wexu, présentée en septembre 2025.

À cela s’ajoutent ses cours, son coaching, ses préparations de démos, ses défis communautaires, son podcast privé gratuit, ses articles, son générateur de scripts de pratique et différents outils de visibilité ou de création de matériel promotionnel.

Il serait naïf de prétendre que tout cela existe hors de toute logique commerciale. Lili dirige une entreprise. Elle vend des livres, des cours, du coaching et des services. Mais elle ne cache pas cette réalité; au contraire, elle enseigne précisément aux artistes à traiter leur pratique comme une activité professionnelle. Certaines ressources sont gratuites, d’autres abordables, d’autres plus engageantes. L’ensemble forme un parcours où chacun peut entrer selon son niveau et ses besoins.

Son contenu est une vitrine, oui. Mais c’est aussi un atelier.

Ce que j’ai appris de Lili Wexu

Après les livres, les publications et toutes ces infolettres conservées, cinq idées restent particulièrement présentes dans ma façon de penser le travail de voix.

La voix doit être conduite par le jeu. Le timbre, la diction et la technique comptent, mais ils ne remplacent ni le point de vue ni le besoin de parler.

L’analyse du texte libère davantage qu’elle ne contraint. Plus je comprends ce que le texte fait, plus je peux prendre des risques sans perdre son intention.

La technique s’apprend. Un studio, un logiciel ou un format audio peut intimider, mais ce ne sont pas des mystères réservés à quelques initiés.

Le business peut protéger l’art. Des tarifs réfléchis, des politiques claires, une compréhension des usages et une visibilité bien construite donnent à l’artiste plus de choix, pas moins.

La formation ne se termine jamais. Le marché change, nos instruments changent et notre compréhension du jeu change avec eux. Continuer d’apprendre n’est pas l’aveu que l’on n’est pas prêt. C’est une façon de demeurer vivant dans son métier.

Rendre le chemin plus lisible

Je ne me suis jamais assis dans une classe de Lili Wexu. Nous avons échangé quelques fois et partagé cette conversation par Zoom, mais l’essentiel de ce que j’ai appris d’elle m’est arrivé à distance. Cela ne le rend pas moins réel.

J’ai appris par la constance de ses publications, par sa façon de relier le jeu au texte, par son insistance sur les processus, par son refus de séparer complètement l’artiste de la technicienne ou de l’entrepreneure, et par cette volonté de partager des informations que plusieurs générations ont dû acquérir dans l’isolement.

Je ne sais pas si un article peut rendre justice à plus de vingt-cinq ans de carrière et à tout ce qu’elle a construit autour. Je sais cependant ce que je veux saluer.

Lili Wexu n’a pas seulement bâti une carrière entre Montréal et Los Angeles. Elle a laissé des repères sur la route.

Et pour les artistes qui avancent souvent sans carte, c’est déjà beaucoup.

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