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Jess Greenberg : le selftape vu depuis la salle de casting

J’ai rencontré Jess Greenberg dans le cadre d’un atelier ponctuel offert à la Triple Threat Academy de Montréal. L’objectif était très précis : travailler la préparation d’une audition par selftape en se rapprochant le plus possible d’une vraie situation d’audition, puis recevoir le regard d’une directrice de casting sur ce qui fonctionne réellement à l’écran.

Ce qui m’est resté de cette formation tient surtout à son pragmatisme. Pas de recette magique ni de théorie inutilement compliquée. Jess revenait constamment à des questions simples : est-ce que l’acteur est bien visible? Est-ce qu’on l’entend clairement? Est-ce que l’arrière-plan aide ou distrait? Est-ce que la scène est préparée? Et, une fois une direction donnée, est-ce que l’acteur est capable de l’intégrer sans perdre ce qu’il avait construit?

Une directrice de casting ancrée dans la pratique

Le site professionnel de Greenberg Casting présente Jessica Greenberg comme directrice de casting et coach d’acteurs basée à Montréal, avec près de deux décennies d’expérience dans l’industrie. Son travail touche notamment le cinéma, la télévision, la publicité et le jeu vidéo. Elle est également membre de la Casting Directors Society of Canada, qui la répertorie au Québec sous Greenberg Casting.

C’est ce qui donne un poids particulier à un atelier de selftape avec elle. Son point de vue n’est pas celui de quelqu’un qui imagine comment une audition pourrait être reçue : elle travaille précisément de l’autre côté du processus, là où les auditions sont regardées, comparées et utilisées pour construire une distribution.

Je ne cherche pas ici à résumer toute sa carrière ni à dresser une liste de crédits. Ce qui m’intéresse est plus directement utile à l’acteur : comprendre ce qu’une directrice de casting remarque lorsqu’elle reçoit une audition enregistrée et ce qui permet au travail de jeu d’être vu sans être parasité par des problèmes évitables.

Un atelier construit comme une vraie invitation à auditionner

Quelques jours avant l’atelier, chaque acteur du groupe avait reçu une scène à préparer. La consigne reproduisait volontairement la logique d’une véritable invitation à faire un selftape : recevoir le matériel, faire ses choix, arriver préparé et présenter une première version qui nous appartient.

Le jour de la formation, les scènes étaient filmées dans le local avec une caméra professionnelle, un éclairage professionnel et une prise de son professionnelle. Tout le groupe assistait au travail. Chacun pouvait donc voir les autres passer devant la caméra, observer ce que produisaient différents choix et entendre les commentaires de Jess après chaque prise.

Ce dispositif avait un avantage important : on ne parlait pas du selftape de manière abstraite. On le faisait. L’image était là, le son était là, la scène était prête, et le résultat pouvait être observé immédiatement.

Trois prises pour mesurer autre chose que la première impression

Chaque acteur jouait sa scène trois fois. La première prise se faisait sans indication de Jess. Elle servait à voir ce que l’acteur avait préparé seul : sa compréhension de la scène, ses choix, son rythme et la façon dont il avait décidé d’aborder le personnage.

Après cette première version, Jess donnait un feedback et une direction. L’acteur avait ensuite deux nouvelles occasions de reprendre la scène en tenant compte de ses indications.

Pour moi, c’était probablement la partie la plus intéressante de l’exercice. Une audition ne montre pas seulement si l’on peut arriver avec une proposition. Elle peut aussi révéler la capacité d’un acteur à écouter une direction, à comprendre rapidement ce qu’on lui demande et à modifier quelque chose de précis sans démonter tout le reste.

Entre la première et la troisième prise, on pouvait voir très concrètement ce que signifie être ajustable. Il ne s’agissait pas de jeter la préparation initiale, mais de rester assez disponible pour qu’une indication puisse réellement transformer la scène.

Le pragmatisme avant le gadget

Jess abordait aussi les aspects techniques du selftape avec la même logique très pratique : un bon éclairage, un son clair, un arrière-plan uniforme et une image qui permet au regard de rester sur l’acteur. Ce sont des éléments simples, mais leur fonction est fondamentale. La technique n’est pas là pour rendre l’audition spectaculaire; elle est là pour éviter qu’un problème de présentation empêche de voir le jeu.

C’est une distinction que j’ai trouvée particulièrement utile. On peut facilement se perdre dans l’équipement, les accessoires ou la recherche d’une image « parfaite ». L’atelier ramenait plutôt la question à l’essentiel : est-ce que ce choix sert l’audition ou est-ce qu’il attire inutilement l’attention sur lui-même?

Le fait que nous travaillions ce jour-là avec une caméra, un éclairage et un son professionnels ne signifiait d’ailleurs pas qu’un acteur devait reproduire un studio complet à la maison. Le contexte professionnel permettait surtout d’éliminer les variables techniques pendant le cours afin de regarder avec précision le travail de l’acteur et sa réponse aux directions.

Ce que j’en retiens pour mes propres selftapes

Cette formation m’a surtout rappelé qu’un bon selftape repose sur deux préparations qui doivent travailler ensemble. Il y a la préparation de la scène : comprendre le texte, faire des choix et arriver avec quelque chose à proposer. Puis il y a la préparation du cadre : s’assurer que l’image, le son et l’arrière-plan permettent à cette proposition d’être reçue clairement.

Mais l’atelier ajoutait une troisième dimension que l’on oublie parfois lorsqu’on travaille seul devant sa caméra : la capacité à changer. Le premier take montre ce qu’on a préparé. Les suivants montrent ce qu’on peut faire d’une information nouvelle.

C’est là que le regard de Jess m’a semblé particulièrement précieux. Son approche était entièrement orientée vers l’usage réel d’une audition. Qu’est-ce qui aide? Qu’est-ce qui nuit? Qu’est-ce qui est clair? Qu’est-ce qui peut être ajusté? Ce pragmatisme rendait le feedback immédiatement applicable.

Une collaboration ponctuelle avec la Triple Threat Academy

L’atelier que j’ai suivi était une collaboration ponctuelle entre Jess Greenberg et la Triple Threat Academy, et non un cours régulier inscrit chaque semaine à l’horaire. Jess revient toutefois y offrir des formations de temps à autre.

C’est pourquoi, si vous souhaitez participer à une prochaine formation avec elle, le plus simple est de communiquer directement avec l’Académie plutôt que de vous fier à une date ancienne ou à une programmation qui pourrait avoir changé.

Suivre une formation avec Jess Greenberg

Pour connaître les prochains ateliers ou les prochaines collaborations avec Jess Greenberg, communiquez directement avec la Triple Threat Academy.

Triple Threat Academy
7927, boulevard Newman, LaSalle (Québec) H8N 2N9
Téléphone : 514 366-7927
Courriel : info@danse123.ca
Site : triplethreatacademymtl.com

Je recommande de vérifier directement auprès de l’Académie les prochaines dates, le format de l’atelier et les places disponibles lorsqu’une nouvelle formation avec Jess est annoncée.

D’autres formations auxquelles j’ai participé

Portrait de Jess Greenberg

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Jess Greenberg : le selftape vu depuis la salle de casting

J’ai rencontré Jess Greenberg dans le cadre d’un atelier ponctuel offert à la Triple Threat Academy de Montréal. L’objectif était très précis : travailler la préparation d’une audition par selftape en se rapprochant le plus possible d’une vraie situation d’audition, puis recevoir le regard d’une directrice de casting sur ce qui fonctionne réellement à l’écran.

Ce qui m’est resté de cette formation tient surtout à son pragmatisme. Pas de recette magique ni de théorie inutilement compliquée. Jess revenait constamment à des questions simples : est-ce que l’acteur est bien visible? Est-ce qu’on l’entend clairement? Est-ce que l’arrière-plan aide ou distrait? Est-ce que la scène est préparée? Et, une fois une direction donnée, est-ce que l’acteur est capable de l’intégrer sans perdre ce qu’il avait construit?

Une directrice de casting ancrée dans la pratique

Le site professionnel de Greenberg Casting présente Jessica Greenberg comme directrice de casting et coach d’acteurs basée à Montréal, avec près de deux décennies d’expérience dans l’industrie. Son travail touche notamment le cinéma, la télévision, la publicité et le jeu vidéo. Elle est également membre de la Casting Directors Society of Canada, qui la répertorie au Québec sous Greenberg Casting.

C’est ce qui donne un poids particulier à un atelier de selftape avec elle. Son point de vue n’est pas celui de quelqu’un qui imagine comment une audition pourrait être reçue : elle travaille précisément de l’autre côté du processus, là où les auditions sont regardées, comparées et utilisées pour construire une distribution.

Je ne cherche pas ici à résumer toute sa carrière ni à dresser une liste de crédits. Ce qui m’intéresse est plus directement utile à l’acteur : comprendre ce qu’une directrice de casting remarque lorsqu’elle reçoit une audition enregistrée et ce qui permet au travail de jeu d’être vu sans être parasité par des problèmes évitables.

Un atelier construit comme une vraie invitation à auditionner

Quelques jours avant l’atelier, chaque acteur du groupe avait reçu une scène à préparer. La consigne reproduisait volontairement la logique d’une véritable invitation à faire un selftape : recevoir le matériel, faire ses choix, arriver préparé et présenter une première version qui nous appartient.

Le jour de la formation, les scènes étaient filmées dans le local avec une caméra professionnelle, un éclairage professionnel et une prise de son professionnelle. Tout le groupe assistait au travail. Chacun pouvait donc voir les autres passer devant la caméra, observer ce que produisaient différents choix et entendre les commentaires de Jess après chaque prise.

Ce dispositif avait un avantage important : on ne parlait pas du selftape de manière abstraite. On le faisait. L’image était là, le son était là, la scène était prête, et le résultat pouvait être observé immédiatement.

Trois prises pour mesurer autre chose que la première impression

Chaque acteur jouait sa scène trois fois. La première prise se faisait sans indication de Jess. Elle servait à voir ce que l’acteur avait préparé seul : sa compréhension de la scène, ses choix, son rythme et la façon dont il avait décidé d’aborder le personnage.

Après cette première version, Jess donnait un feedback et une direction. L’acteur avait ensuite deux nouvelles occasions de reprendre la scène en tenant compte de ses indications.

Pour moi, c’était probablement la partie la plus intéressante de l’exercice. Une audition ne montre pas seulement si l’on peut arriver avec une proposition. Elle peut aussi révéler la capacité d’un acteur à écouter une direction, à comprendre rapidement ce qu’on lui demande et à modifier quelque chose de précis sans démonter tout le reste.

Entre la première et la troisième prise, on pouvait voir très concrètement ce que signifie être ajustable. Il ne s’agissait pas de jeter la préparation initiale, mais de rester assez disponible pour qu’une indication puisse réellement transformer la scène.

Le pragmatisme avant le gadget

Jess abordait aussi les aspects techniques du selftape avec la même logique très pratique : un bon éclairage, un son clair, un arrière-plan uniforme et une image qui permet au regard de rester sur l’acteur. Ce sont des éléments simples, mais leur fonction est fondamentale. La technique n’est pas là pour rendre l’audition spectaculaire; elle est là pour éviter qu’un problème de présentation empêche de voir le jeu.

C’est une distinction que j’ai trouvée particulièrement utile. On peut facilement se perdre dans l’équipement, les accessoires ou la recherche d’une image « parfaite ». L’atelier ramenait plutôt la question à l’essentiel : est-ce que ce choix sert l’audition ou est-ce qu’il attire inutilement l’attention sur lui-même?

Le fait que nous travaillions ce jour-là avec une caméra, un éclairage et un son professionnels ne signifiait d’ailleurs pas qu’un acteur devait reproduire un studio complet à la maison. Le contexte professionnel permettait surtout d’éliminer les variables techniques pendant le cours afin de regarder avec précision le travail de l’acteur et sa réponse aux directions.

Ce que j’en retiens pour mes propres selftapes

Cette formation m’a surtout rappelé qu’un bon selftape repose sur deux préparations qui doivent travailler ensemble. Il y a la préparation de la scène : comprendre le texte, faire des choix et arriver avec quelque chose à proposer. Puis il y a la préparation du cadre : s’assurer que l’image, le son et l’arrière-plan permettent à cette proposition d’être reçue clairement.

Mais l’atelier ajoutait une troisième dimension que l’on oublie parfois lorsqu’on travaille seul devant sa caméra : la capacité à changer. Le premier take montre ce qu’on a préparé. Les suivants montrent ce qu’on peut faire d’une information nouvelle.

C’est là que le regard de Jess m’a semblé particulièrement précieux. Son approche était entièrement orientée vers l’usage réel d’une audition. Qu’est-ce qui aide? Qu’est-ce qui nuit? Qu’est-ce qui est clair? Qu’est-ce qui peut être ajusté? Ce pragmatisme rendait le feedback immédiatement applicable.

Une collaboration ponctuelle avec la Triple Threat Academy

L’atelier que j’ai suivi était une collaboration ponctuelle entre Jess Greenberg et la Triple Threat Academy, et non un cours régulier inscrit chaque semaine à l’horaire. Jess revient toutefois y offrir des formations de temps à autre.

C’est pourquoi, si vous souhaitez participer à une prochaine formation avec elle, le plus simple est de communiquer directement avec l’Académie plutôt que de vous fier à une date ancienne ou à une programmation qui pourrait avoir changé.

Suivre une formation avec Jess Greenberg

Pour connaître les prochains ateliers ou les prochaines collaborations avec Jess Greenberg, communiquez directement avec la Triple Threat Academy.

Triple Threat Academy
7927, boulevard Newman, LaSalle (Québec) H8N 2N9
Téléphone : 514 366-7927
Courriel : info@danse123.ca
Site : triplethreatacademymtl.com

Je recommande de vérifier directement auprès de l’Académie les prochaines dates, le format de l’atelier et les places disponibles lorsqu’une nouvelle formation avec Jess est annoncée.

D’autres formations auxquelles j’ai participé

2026-08-18T19:01:00-04:00
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