Article 20 : Les meilleures écoles de théâtre et de cinéma au Canada : où se former?

By Published On: août 5th, 2026
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Le titre de cet article contient un mot dangereux : « meilleures ».

Il n’existe pas de classement universel des écoles d’art dramatique.

Une formation extraordinaire pour une personne peut être une mauvaise décision pour une autre. Certaines écoles développent surtout l’interprétation théâtrale; d’autres ouvrent davantage sur l’écran; certaines demandent plusieurs années d’immersion; d’autres s’adressent à des artistes qui travaillent déjà.

Je préfère donc vous proposer une carte de formations reconnues au Canada, avec ce qui les distingue.

École nationale de théâtre du Canada : Montréal

L’ÉNT a une particularité majeure : elle offre des parcours d’interprétation distincts en français et en anglais dans la même institution.

La formation est immersive, avec de petites cohortes et un travail soutenu en interprétation, voix, mouvement, texte, chant, improvisation et productions. Le jeu caméra et la préparation au marché font également partie du parcours selon les sections et les années.

À qui cela peut convenir : quelqu’un qui veut une formation intensive, très encadrée, fortement ancrée dans le théâtre tout en développant un instrument complet.

À considérer : l’admission est très compétitive et le programme exige un engagement à temps plein. Le coût de la vie à Montréal fait partie du calcul autant que les frais de scolarité.

Conservatoire d’art dramatique de Montréal

Le Conservatoire forme des interprètes francophones dans un contexte profondément lié au milieu québécois.

Sa formation de jeu vise la scène tout en préparant aussi les étudiants au cinéma et aux médias.

À qui cela peut convenir : une actrice ou un acteur francophone qui souhaite une immersion professionnelle forte à Montréal et une proximité avec l’écosystème théâtral et audiovisuel québécois.

Comme pour l’ÉNT, le nom de l’institution ne devrait pas être la seule motivation. Regardez le curriculum, les enseignants actuels et le type de travail demandé pendant les années de formation.

Concordia University : Acting for the Theatre, Montréal

Concordia offre un BFA en anglais dans un environnement universitaire montréalais.

Le programme combine interprétation, voix, mouvement, styles théâtraux, travail psychophysique et différents outils de performance. Il offre aussi la dimension plus large d’un parcours universitaire : étude critique, création et ouverture sur plusieurs disciplines.

À qui cela peut convenir : quelqu’un qui veut une formation pratique tout en obtenant un diplôme universitaire et en évoluant dans le marché anglophone de Montréal.

UBC : BFA Acting, Vancouver

L’University of British Columbia offre un BFA Acting dans l’un des principaux centres de production audiovisuelle du pays.

La formation associe travail théâtral, productions et préparation à l’industrie. La proximité d’un marché important de cinéma et de télévision constitue évidemment un attrait supplémentaire, même si le programme reste une véritable formation d’interprète et non une simple école de self-tape.

À qui cela peut convenir : une personne qui veut une formation universitaire complète à Vancouver, dans un environnement où théâtre, cinéma et télévision coexistent fortement.

À considérer : le coût de la vie à Vancouver est un facteur sérieux.

Toronto Metropolitan University : Performance: Acting

TMU propose un BFA de quatre ans en Performance: Acting au centre-ville de Toronto.

Le programme se présente comme une formation de type conservatoire au sein d’une université et couvre la scène et la caméra.

À qui cela peut convenir : quelqu’un qui veut une formation intensive dans le plus grand marché anglophone de production et de théâtre du pays, tout en obtenant un diplôme universitaire.

York University : Acting & Performance

York offre également un BFA en Acting & Performance à Toronto.

Le programme donne de la place à la scène, à l’écran, à la voix, à la création et à des formes de performance plus contemporaines.

À qui cela peut convenir : une personne qui veut une formation universitaire large et qui s’intéresse à plusieurs terrains de jeu plutôt qu’à une seule définition traditionnelle du métier.

Canadian Film Centre : CBC Actors Conservatory, Toronto

Le CFC est un cas très différent.

Son Actors Conservatory n’est pas une formation de base pour quelqu’un qui n’a jamais joué. Il s’adresse plutôt à des interprètes qui ont déjà une expérience professionnelle et veulent approfondir spécifiquement leur travail à l’écran.

Le programme est intensif et orienté vers la caméra, le mentorat, le développement de matériel et les liens avec l’industrie.

À qui cela peut convenir : une personne déjà active qui veut accélérer son développement à l’écran dans un environnement professionnel concentré.

Ce n’est pas l’équivalent d’un BFA ni d’un conservatoire de première formation.

Et les écoles privées?

Il existe de nombreuses écoles privées solides à Montréal, Toronto, Vancouver et ailleurs, notamment en jeu caméra, Meisner, improvisation, voix et audition.

Je préfère ne pas établir ici un palmarès de ces écoles parce qu’elles peuvent changer rapidement avec les enseignants, les propriétaires et les programmes.

Pour une structure privée, regardez le professeur précis davantage que le logo.

Demandez :

  • cette personne travaille-t-elle encore dans le milieu?
  • combien d’élèves dans la classe?
  • combien de temps chaque personne joue-t-elle réellement?
  • les scènes sont-elles enregistrées et revues?
  • les anciens élèves recommandent-ils le cours?
  • existe-t-il une pression constante pour acheter d’autres services?

Un nom d’école ne joue jamais une scène à votre place.

Les coachs ne sont pas une solution inférieure

Il est possible de construire une formation professionnelle remarquable sans retourner dans un programme long.

Un trimestre avec un excellent coach caméra, suivi d’un travail vocal, d’un cours de mouvement et de séances ciblées d’audition peut être exactement ce dont vous avez besoin.

C’est assez proche de la façon dont j’ai moi-même construit une partie de mon parcours : chercher des outils complémentaires plutôt qu’une seule méthode qui prétend tout résoudre.

La cohérence devient alors votre responsabilité.

Vous devez éviter deux pièges : suivre toujours le même type de cours parce que vous y êtes confortable, ou changer constamment de méthode sans jamais approfondir quoi que ce soit.

La meilleure école est celle qui répond à votre prochaine faiblesse

Si votre voix fatigue rapidement, le programme le plus prestigieux du pays ne remplacera pas un véritable travail vocal.

Si vous avez une base solide sur scène mais prenez trop de place devant la caméra, cherchez du temps caméra.

Si vous êtes techniquement impeccable mais peu disponible à votre partenaire, un cours d’improvisation ou de scène peut être plus transformateur qu’une nouvelle ligne sur votre CV.

La formation doit résoudre des besoins.

Quelques questions avant de postuler

  1. Combien d’heures par semaine vais-je réellement jouer?
  2. Quelle est la taille des groupes?
  3. Le programme est-il surtout orienté scène, écran ou les deux?
  4. Qui enseigne actuellement?
  5. Comment le feedback est-il donné?
  6. Quelles productions ou démonstrations sont prévues?
  7. Comment prépare-t-on les personnes en fin de programme au marché?
  8. Quel sera le coût total de ma vie pendant la formation?
  9. Que font les diplômés récents?
  10. Ai-je réellement besoin d’un diplôme ou surtout de compétences précises?

En résumé

Le Canada possède plusieurs formations de très haut niveau, mais elles n’ont pas le même mandat.

L’ÉNT et le Conservatoire offrent des immersions fortes à Montréal. Concordia, UBC, TMU et York combinent formation pratique et environnement universitaire. Le CFC s’adresse plutôt aux interprètes qui ont déjà commencé leur carrière à l’écran.

Ne choisissez pas selon un palmarès imaginaire.

Choisissez selon le travail que vous avez besoin de faire maintenant.

Et souvenez-vous qu’une école n’est qu’une partie de la formation d’une actrice ou d’un acteur. Notre instrument dépasse largement l’interprétation du texte.

Article suivant : Au-delà du jeu : développer des compétences spécialisées : voix, mouvement, combat scénique et plus encore.

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Le Souffle de la Machine

Faire ou Être? Ce que la machine ne peut pas saisir. Un livre écrit par Martin Blais.

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Martin Blais Acteur, explorateur de la conscience. Formé à l’art d’habiter les rôles, il cherche depuis toujours à incarner ce qui se cache derrière les apparences: l’essence sous les masques, le souffle sous les mots. Sur scène comme dans la vie, il explore la frontière entre le visible et l’invisible, entre ce que l’on fait et ce que l’on est. Au fil des ans, sa trajectoire artistique s’est enrichie d’une quête intérieure profonde. Hypnothérapeute en régression quantique (QHHT), maître Reiki, méditant Vipassana, adepte de la méthode Wim Hof, des arts martiaux, du jeûne intermittent et de pratiques de transformation du souffle et du silence, il arpente les zones liminales entre corps et conscience, présence et perception. *Le Souffle de la Machine* est né d’un choc intérieur: une expérience de dissolution si radicale qu’elle a redéfini la question fondatrice de son parcours — au-delà du faire, qu’est-ce qu’être? Dans ce récit philosophique et incarné, il interroge les limites de l’intelligence artificielle, non pour la rejeter, mais pour mieux situer ce que la machine ne pourra jamais contenir: le frémissement de la conscience, le poids d’une larme, la paix d’un souffle retrouvé.
Écrit par : Martin Blais

Formé à l’art d’habiter les rôles, il cherche depuis toujours à incarner ce qui se cache derrière les apparences: l’essence sous les masques, le souffle sous les mots. Sur scène comme dans la vie, il explore la frontière entre le visible et l’invisible, entre ce que l’on fait et ce que l’on est.

Au fil des ans, sa trajectoire artistique s’est enrichie d’une quête intérieure profonde. Hypnothérapeute de régression (QHHT), maître Reiki, méditant Vipassana, adepte de la méthode Wim Hof, des arts martiaux, du jeûne intermittent et de pratiques de transformation du souffle et du silence, il arpente les zones liminales entre corps et conscience, présence et perception.

Il est également auteur d’un livre qui sera bientôt publié. Le Souffle de la Machine est né d’un choc intérieur: une expérience de dissolution si radicale qu’elle a redéfini la question fondatrice de son parcours — au-delà du faire, qu’est-ce qu’être? Dans ce récit philosophique et incarné, il interroge les limites de l’intelligence artificielle, non pour la rejeter, mais pour mieux situer ce que la machine ne pourra jamais contenir: le frémissement de la conscience, le poids d’une larme, la paix d’un souffle retrouvé.